Mais bien sûr que oui c’est vrai !
Cette phase est bien connue ! Et nous l’employons souvent au cours de la journée. Elle est utilisée pour de nombreuses petites choses du quotidien. Pour une action que l’on vient de faire ou pour situer un lieu, un objet ou une situation que nous avons vécus et que nous racontons.
Mais parfois nous l’utilisons pour affirmer une certaine vision de la vie que nous considérons être vraie. Dans ces situations nous pensons avoir raison et prenons position avec parfois une certaine rigidité. Par la suite, ou avec le temps, nous reconnaissons notre emportement ou le manque de souplesse que nous avions eu à ce moment. Et surtout nous reconnaissons que nous avions peut-être eu tort de penser ainsi…
Il est très difficile d’affirmer une vérité pour parler de ce qui est vrai ou faux ou même de ce qui est bien ou mal. Cela diffère d’une civilisation à une autre ou d’une époque à une autre. Bien sûr, pour le bien et le mal, il y a toujours une étincelle, une petite voix intérieure commune à chaque âme qui fait sentir quand nous nous écartons de ce qui peut nuire à la vie ou à l’équilibre des choses. Cela en Inde, fait partie d’une qualité d’écoute intérieure de ce qui est appelé le Dharma.
Le Dharma est un mot pour exprimer la qualité porteuse des actions ou des comportements favorables et équilibrés d’un être avec son environnement et envers lui-même. C’est aussi une ligne de conduite inspirée par son cœur dans une optique d’évolution et d’écoute envers la vie et tous les êtres.
Cette ligne fait d’ailleurs partie intégrante de certains préceptes primordiaux à respecter dans certaines traditions spirituelles orientales.
Par contre pour ce qui est vrai ou faux, cela ne peut fait partie d’une optique individuelle précise et cela ne peut se référer que dans la mire d’un certain point de vue adopté dès le départ.
Si nous parlons de vérité, cela fait intervenir la notion de réalité. Si nous parlons de réel, cela fait de suite intervenir la notion de perception qui forcément diffère d’un individu à un autre.
Nous pourrions dire qu’il n’existe pas une réalité, mais autant de réalités que d’individus ! C’est-à-dire des milliards de champs de réalité différents.


